Zoom sur quelques mentions qui font toute la différence
L’art délicat de la dénomination (et les pièges à éviter)
Écrire “bière” sur une étiquette, cela semble évident. Pourtant, toutes les bières n’ont pas le droit à cette appellation si leur recette n’entre pas dans les clous ! Par exemple, si un brassin utilise trop de sucre ou d’autres additifs non reconnus, il devra choisir une autre dénomination (“boisson fermentée à base de malt”, “spécialité brassicole”, etc.). C’est d’ailleurs la raison pour laquelle certaines blondes “rebelles” du rayon n’hésitent pas à se la jouer mystérieuses : elles n’ont juridiquement pas le droit au doux mot de “bière” sur l’étiquette (Institut National des Boissons).
DDM, DLC et compagnie : faut-il s’en préoccuper ?
Petite anecdote : lors d’un salon de microbrasseries, un brasseur racontait comment un client lui avait renvoyé une bouteille de saison fermement persuadé qu’elle était « périmée » car la DDM était dépassée de six mois. Or, la DDM, ce n’est pas une date limite de consommation mais une “date de durabilité minimale” : rien de grave si elle est franchie, surtout sur des bières robustes. Les saveurs changent, oui, mais rarement pour le pire ! Pour la bière pasteurisée et ronde comme une pils industrielle, il vaut mieux respecter la DDM. Pour une belle stout vieillie à l’ancienne, laissez-vous tenter par l’expérience.
Ingrédients : le jeu du cache-cache ?
Depuis la réglementation européenne de 2014, la mention des ingrédients et allergènes est une véritable aubaine pour le consommateur curieux. Attention : pour les bières, “eau, malt d’orge, houblon, levure” sont la base mais certains brasseurs aiment enrichir leurs créations de coriandre, zestes d’agrumes voire d’ingrédients insolites comme la fève tonka ou les piments. Mentionner ces ingrédients, c’est à la fois jouer carte sur table… et ouvrir l’appétit des amateurs d’aventures gustatives !